dimanche 29 octobre 2017


Appel aux communistes de France

 Paris, le 28 octobre 2017

 

 

Cher(e)s camarades,

                Vous le constatez comme nous : à l’approche du 100ème anniversaire de la Révolution prolétarienne d’Octobre 1917, l’un des évènements les plus progressistes de l’histoire qui s’inscrit dans la lignée de la Révolution française, de la Commune de Paris ou de Stalingrad, les ennemis de l’émancipation sociale redoublent de haine contre Lénine, les bolcheviks, l’URSS et le camp socialiste. Leur haine de classe va si loin qu’ils n’hésitent plus désormais, à l’instar du Point, de Libé ou de Valeurs actuelles, à criminaliser Fidel, le Che, Robespierre et Saint-Just, sans parler du grand héritage historique du Parti communiste français (notamment le Congrès de Tours, le Front populaire, la Résistance antifasciste et l’œuvre des ministres communistes de 1945-47). 

                Si le communisme était  aussi « mort » qu’ils l’affirment, si le marxisme-léninisme était aussi « obsolète » que le prétendent ces « rénovateurs » anti-léninistes du communisme qui, depuis des décennies, n’ont apporté aux travailleurs que défaites et désarroi, ce déferlement de haine serait sans objet : en réalité, nos ennemis de classe le savent bien – et parfois, ils le savent mieux que nous : Octobre a donné une impulsion mondiale sans précédent aux luttes anticapitalistes, au combat anti-impérialiste, au mouvement pour l’émancipation des femmes qu’a personnifié Clara Zetkin. Concernant la France, il suffit de rappeler que les avancées de 1936 et du CNR, celles-là même que Sarkozy, Hollande et Macron-MEDEF saccagent sous la dictée de l’UE supranationale, n’auraient pas été possibles sans Stalingrad et la victoire historique de l’Armée rouge sur le régime hitlérien, fer de lance du camp mondial des exploiteurs. Preuve a contrario du caractère centralement progressiste d’Octobre rouge, la destruction de l’URSS sous l’égide de dirigeants félons bradant le camp socialiste à l’impérialisme US, alimente depuis vingt-cinq ans une contre-offensive réactionnaire très inquiétante du capital, de l’impérialisme et de la réaction. Alors, « bilan globalement négatif d’Octobre », comme le prétendent les idéologues de l’anticommunisme (dont certains colonisent hélas certaines organisations du mouvement ouvrier…), ou bien bilan TOTALEMENT CATASTROPHIQUE de la destruction contre-révolutionnaire du socialisme et de cette restauration mondiale de l’exploitation capitaliste que dissimulent les mots de « mondialisation libérale » et de « construction européenne » ?

 

                Bref, camarades, ceux qui veulent dissocier le drapeau du communisme de celui du marxisme-léninisme font, consciemment ou pas, le choix de la défaite pour le camp du Travail, pour l’indépendance nationale, pour la libre coopération entre peuples souverains, pour la défense de la paix mondiale menacée par Trump, pour toutes les forces qui, des nazis à la social-démocratie relayée par ses satellites gauchistes, ont combattu depuis un siècle sous diverses formes sous le drapeau fascisant de l’anti-bolchévisme.

 

                C’est pourquoi celles et ceux qui veulent que renaisse en France un grand Parti communiste de combat, ainsi qu’un grand Mouvement communiste mondial internationalisant la lutte pour le socialisme et le communisme, doivent apporter en France même une riposte CLAIRE, FERME, FRANCHEMENT COMMUNISTE ET FRANCHEMENT LENINISTE à la fascisante campagne actuelle visant à diffamer Octobre 17 et toute la construction historique qu’il a permise en Russie, en France et dans le reste du monde. Cette commémoration combative de 1917, exempte de toute concession à l’anticommunisme, à l’anti-léninisme et à l’antisoviétisme, essentiellement différente d’autres « évènements » dénigrant Octobre ou n’acceptant de l’encenser que pour mieux piétiner la première expérience socialiste de l’histoire, c’est clairement le rassemblement de lutte organisé en France par le PRCF le 4 novembre prochain avec l’appui de vingt P.C. étrangers. Suivi d’un spectacle de Jolie Môme, ce rassemblement sera tourné, non vers la « nostalgie », mais vers le combat actuel contre Macron-Thatcher, contre l’UE, contre l’OTAN, contre les guerres néocoloniales et impérialistes, contre le capitalisme, contre la répression anticommuniste en Europe, pour le socialisme et le communisme.

 

                C’est pourquoi, camarades communistes, syndicalistes de lutte, citoyens progressistes, vous ne vous tromperez pas le 4 novembre 2017 en posant PERSONNELLEMENT un grand acte POLITIQUE : venez vous-même et faites venir au rassemblement qu’organisent le PRCF et les JRCF

 

ce 4 novembre,

Salle des Diaconesses (rue du Sergent Beauchat, Métro Montgallet), à 14 h, à Paris.

 

Léon Landini, président du PRCF, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, décoré par l’Union soviétique, première adhésion au PCF : 1942

Pierre Pranchère, ancien résistant FTPF, ancien député et anc. membre du CC du PCF, président de la commission internationale du PRCF

Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, philosophe, fils de Résistant

Gilliatt De Staërck, responsable national des Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

Benoît Foucambert, syndicaliste, membre du secrétariat national du PRCF.

Jean-Pierre Hemmen, fils de Fusillé de la Résistance, directeur de la revue théorique « Etincelles »

Bernard Parquet, vice-président du PRCF, fils de Résistant, ancien directeur de l’Ecole centrale du PCF

Fadi Kassem, agrégé d’histoire et diplômé de Sciences Po Paris, coordinateur du PRCF en région parisienne

Vincent Flament, militant internationaliste, rédacteur en chef du mensuel « Initiative communiste »

Jo Hernandez, ancien responsable syndical CGT,  secrétaire de la commission luttes du PRCF

Antoine Manessis, fils de résistants communistes, responsable de la commission internationale du PRCF

Annette Mateu-Casado, fille de résistants communistes, trésorière nationale du PRCF

Aymeric Monville, philosophe, membre du secrétariat politique du PRCF

Jany Sanfelieu, fille de combattant républicain espagnol, secrétaire à l’organisation du PRCF

 

S’associe à cet appel Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine (Université Paris VII), invitée le 4 novembre par le professeur Robert Halleux et la direction du parti communiste belge à un débat sur le même thème à l’université de Liège.

mardi 5 septembre 2017


CRISE AMÉRICANO-CORÉENNE :

ROBERT CHARVIN donne son point de vue à INITIATIVE COMMUNISTE.

 

Doyen honoraire de la Faculté de droit de Nice, militant communiste, auteur d’un livre récent paru chez Delga (Comment peut-on être Coréen du nord ?), Robert Charvin livre son analyse sur la situation dans la péninsule coréenne aux lecteurs d’Initiative communiste, journal du PRCF.

 

Initiative Communiste :  Votre ouvrage s’inspire de la question de Montesquieu “ Comment peut-on être persan? ” La façon de traiter la Corée du Nord dans l’espace médiatique en France, fondée sur les préjugés, n’est-elle pas indigne de l’esprit d’examen propre aux Lumières ?

Robert Charvin : Montesquieu ironisait sur les incultes ethnocentristes de son temps qui ne concevaient pas que l’on « puisse être persan » ! Quelques siècles plus tard, il en est de même au sein de la « patrie » des droits de l’homme (en réalité, l’homme occidental) dont les valeurs seules sont « universelles ».

            Les Autres n’ont que des leçons à recevoir du haut de notre grandeur éternelle : les « Trumpistes » français ont précédé les Américains!
            Les pays qui ne s’alignent pas sont dans l’erreur et leurs gouvernants des voyous dangereux pour le monde !

            À Paris, comme à Washington, on sait que la seule démocratie qui vaille est élective, peu importe que l’argent ou la violence (selon les pays) décident des résultats. Quant aux droits économiques et sociaux, ils n’ont pas à être pris en compte pour procéder à l’évaluation… et aux sanctions contre les régimes qui « déplaisent » ! Les Euraméricains, maîtres (provisoires) du monde, s’autoproclament ainsi juges du « Bien et du Mal » dans l’ordre international. Les principaux médias et les partis suivent sans examen ces jugements de cour. La Corée du Nord fait consensus : elle serait l’incarnation de la malfaisance, bien que nul de fasse allusion à la tragique histoire nationale (colonisation japonaise féroce, guerre américaine dévastatrice, embargo et sanctions à répétition depuis 1953, etc.). Rares sont ceux qui connaissent son syncrétisme idéologique fait de marxisme et de confucianisme. Pour se conforter dans leur « bon droit », nombre d’Occidentaux préfèrent ne pas savoir !

 

Initiative Communiste : Dans votre ouvrage, vous rappelez certaines réalités de l’histoire coréenne (un ambassadeur coréen se suicidant dans l’indifférence générale devant les grandes puissances entérinant la colonisation de son pays par le Japon, un seul immeuble debout à Pyongyang après les bombardements US pendant la guerre de Corée etc.). Est-ce cette histoire tragique qui explique la résistance patriotique farouche que la RPDC oppose toujours à l’impérialisme?

Robert Charvin : Maltraiter un peuple, comme l’a été le peuple soviétique dès la Révolution d’Octobre, le peuple palestinien depuis plus d’un siècle, le peuple cubain après 1958, ou le peuple nord-coréen, c’est provoquer en leur sein ce qu’on peut appeler un « effet citadelle ». Assaillis de toutes parts, par tous les moyens, menacés d’agression militaire, mis en difficultés économiques, discrédités par les puissances médiatiques dans l’opinion internationale, ces peuples ne peuvent qu’avoir une réaction défensive faite d’un patriotisme virulent, d’une mobilisation farouche, d’un monolithisme sans faille. Toute critique ne peut être que trahison dans une situation de belligérance chronique ! Toute concession devient marche vers la capitulation.

            Si l’Occident et ses « droits-de-l’hommistes » professionnels avaient réellement la volonté de favoriser les droits humains en Corée et dans le monde, comme ils le prétendent, ils dénonceraient les sanctions collectives et favoriseraient la détente et la coopération. La politique d’agression et les condamnations médiatiques systématiques sont incompatibles avec « l’aide au développement de la démocratie ». Étrangler un peuple le conduit à respirer mal et à se débattre !

            Cette pathologie féroce, liée au fait que le capitalisme a besoin d’ennemis, présente cependant des avantages pour les victimes. Le peuple coréen est concrètement informé de ce qu’ est l’impérialisme et ses tares destructives. Il a su se constituer en une force de résistance homogène, cohérente, et il a appris à surmonter toutes les difficultés imposées. Il est grave que les progressistes et de nombreux communistes en Occident n’en aient pas une conscience claire, à croire qu’ils préfèrent l’impérialisme des grands à la souveraineté des petits !

 

Initiative Communiste : Manœuvres militaires géantes, déploiement de missiles, de sous-marins et porte-avions nucléaires, les États-Unis choisissent une stratégie de la tension en Corée : est-ce exagéré de parler de menace sur la paix mondiale ?

Robert Charvin : En permanence, depuis des décennies, les États-Unis et leurs alliés (en particulier ceux de Séoul et de Tokyo, mais aussi de Paris) menacent l’existence même de la Corée du Nord en invoquant paradoxalement ses « provocations » ! La plus gigantesque armée du monde, celle des États-Unis, est pourtant à sa porte, dotée des armes les plus sophistiquées, y compris nucléaires. Chaque année, elle manœuvre aux frontières avec les armées sud-coréennes et autres, mimant encerclement et attaques ! Le peuple coréen a déjà subi les massacres, notamment sur les populations civiles, que pratiquent les armées occidentales lorsqu’elles veulent détruire un système ne leur convenant pas : la guerre de 1950-1952 n’est pas oubliée !

            Ce sont les États-Unis qui, bien loin de leur territoire national, provoquent tous les peuples de la région qu’ils veulent garder ou mettre sous tutelle !

            Ce sont les États-Unis qui jouent dangereusement de leur puissance nucléaire en osant invoquer la légitime défense. Au discours délirant de Trump s’ajoute une propagande massive et sans nuance contre la Corée du Nord, reprise par les Européens. Certains films américains vont jusqu’à imaginer une invasion militaire nord-coréenne du territoire des États-Unis : le film “L’Aube rouge” , par exemple, passé récemment sur une chaîne TV française !

            En fait, cette paranoïa anti-coréenne est totalement feinte. Elle dissimule une réalité géostratégique de première importance pour les États-Unis : la Corée est une zone de contacts avec la Chine, la Russie et le Japon. Le maintien de la présence militaire américaine est jugé nécessaire aux intérêts des États-Unis. La petite Corée du Nord est l’ennemi « utile ». Il faut entretenir sa mauvaise réputation communiste, il faut empêcher sa réunification avec le Sud afin de conserver un abcès de fixation justifiant l’ingérence étasunienne dans la région (notamment les bases en Corée du Sud, à Guam, etc.). Tous les moyens sont bons pour maintenir un état de guerre larvée empêchant un développement rapide de la Corée du Nord, au risque de déclencher un affrontement entre les puissances.

            Là encore, un regret s’impose : certains courants progressistes, obsédés par l’électoralisme, négligent le fait que la RPDC propose depuis toujours la dénucléarisation de toute la région, est prête à conclure un traité de paix avec les États-Unis garantissant sa souveraineté et à coopérer avec tous les États du monde. Renvoyer dos à dos les parties en présence, comme cela est fait pour les Palestiniens et les Israéliens, pour la Russie et les États-Unis, au nom d’une paix dont on ne précise pas le contenu, c’est en fait crier avec les loups !

 

Initiative Communiste : En 2016 et 2017 un très important mouvement populaire a conduit à la chute du gouvernement Park. Y a-t-il une évolution vers une démocratisation du régime autoritaire du sud ? Les premières annonces du nouveau président, sur la réouverture d’un dialogue direct avec la Corée du Nord, sur le système anti-missile américain en cours de déploiement, soufflent le chaud et le froid. N’est-ce pas le peuple coréen le principal atout pour la paix ?

Robert Charvin : La force décisive pour des changements positifs en Corée, c’est le peuple coréen tout entier. S’il n’y a pas encore de bonnes relations entre le Nord et le Sud depuis la fin de la guerre mondiale, c’est du fait des grandes puissances, en premier lieu des États-Unis.

            Lorsqu’il se produit des changements à Séoul (comme ce fut le cas avec l’élection de Kim Dae-jung ou récemment avec l’élimination de la présidence corrompue de Mme Park (aujourd’hui incarcérée), le rapprochement Nord-Sud se réalise. Les médias occidentaux sont restés très discrets sur le vaste mouvement de masse qui a renversé à Séoul l’équipe dirigeante, grande alliée de Washington !

            Malheureusement, la nouvelle équipe qui n’est plus systématiquement hostile au Nord, reste subordonnée aux États-Unis et sa ligne politique n’est pas encore libre.

            Mais le peuple sud-coréen, y compris les grands groupes économiques comme Hyundai, comme le peuple du Nord, souhaite la réunification et la paix : la coréanité a pour les deux parties plus de vertus, n’en déplaise à l’Occident, que l’American Way of Life, importé au sud après 1949.

            On peut raisonnablement concevoir que le Nord et le Sud, malgré tous les obstacles, trouvent la voie vers une confédération, respectueuse dans un premier temps des deux souverainetés et des deux régimes socio-économiques, premiers pas d’une marche vers l’unité qui ferait de la Corée une nouvelle puissance émergente d’importance.

            La solidarité internationale, amputée aujourd’hui par la contamination des thèses des néo-conservateurs et par les conceptions de la social-démocratie (à l’exception de quelques cas individuels comme celui de J. Lang) qui ont envahi le courant progressiste, doit pouvoir renaître si la lucidité l’emporte sur l’ethnocentrisme et l’oubli de la géopolitique. La cause coréenne le mérite.

vendredi 1 septembre 2017


Déclaration de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF,

 et de Jo Hernandez, responsable Luttes du PRCF –

le 1er septembre 2017, suite à la publication officielle

de la 1ère Ordonnance Macron brisant le Code du travail

 

                En ce jour d’annonce du contenu de la 1ère ordonnance Macron, il est important de démasquer le méprisant personnage qui trône à l’Elysée en dénonçant le contenu de classe antisocial, antinational, ultra-atlantique et antidémocratique de l’ENSEMBLE de sa politique.

                De quoi et de qui Macron est-il en réalité le prête-nom ?

 

Une casse euro-thatchérienne géante est « en marche » sous le nom de « transformation de la France » !

                La mise à mort du Code du travail national et, dans la foulée, des conventions collectives, puisque dès le 1er octobre, les patrons auront toute licence pour imposer leurs conditions, chantage aux délocalisation à l’appui, entreprise par entreprise.               A terme, ce que veulent Gattaz et Cie,

                - c’est un retour à la situation d’avant 1936 et 1945 où les salaires, les conditions de travail et d’emploi, étaient à la discrétion d’un patronat de droit divin ;

                - c'est la possibilité de « VIRER » n’importe qui quand bon leur semblera d’abord par le plafonnement des indemnités pour licenciement abusif, ensuite par le « contrat de chantier » sans durée définie, qui reviendra à licencier du jour au lendemain pour un oui ou pour un non. Cela revient à la mise en extinction des CDI et à la généralisation de la précarité, en attendant de passer à l’ubérisation générale (ce qu’a favorisé Macron pour les taxis quand il était ministre de l’Economie) ; bien évidemment, la casse des statuts publics suivra si les travailleurs du publics ne sont pas solidaires de ceux du privé et vice-versa. Bref, le CPE pour tout le monde et le retour à l’esclavage salarié le plus brutal.

                - c'est la baisse drastique des indemnités chômage afin que chaque chômeur soit contraint au plus tôt de prendre n’importe quel emploi sous-qualifié, très éloigné de son domicile, etc. : énorme baisse des salaires de tous en vue puisqu’il s’agira d’augmenter la pression sur les salariés (concurrence accrue), le patronat jouant sur du velours ; la suppression des contrats aidés va dans le même sens. Il faudrait évidemment créer des postes statutaires et non des contrats aidés, mais leur suppression directe asphyxie les associations et les collectivités territoriales, jette des centaines de milliers de gens dans la détresse et aggrave brutalement la pression sur l’ensemble des demandeurs d’emploi ;

                - c'est la casse de l’Education nationale qui délivrait jusqu’ici des diplômes nationaux valables sur tout le territoire, qui servaient de référence pour les qualifications, donc pour les conventions nationales de branche. C'est les établissements scolaires publics rivaux délivrant des « compétences » rechargeables à l’anglo-saxonne, avec en perspective, l’émiettement total du salariat et le chacun pour soi : assurance, là encore d’une baisse sensible des salaires et d’une montée en flèche des profits capitalistes ;

                - c'est la démolition de la Sécu par la suppression des cotisations salariales et patronales, leur remplacement par l’impôt (CSG), donc le dégrèvement total du patronat et du principe du « salaire différé mutualisé » généralisé par Ambroise Croizat en 1946. Avec dans l’immédiat, un appauvrissement sensible des retraités.

                - c'est le désossage continu de ce qui reste des services publics avec 150 000 emplois de fonctionnaires à supprimer alors que la fonction publique d’Etat et la fonction publique territoriale sont déjà exsangues ;

                - c'est le saccage des retraites par répartition mises en place par Ambroise Croizat avec le passage à la retraite à points, totalement aléatoire, ce qui permettra le passage insensible, sans décision politique suscitant des réactions, à la baisse continue des pensions et/ou au relèvement continu de l’âge de passage à la retraite (les Accords de Barcelone signés par Chirac et Jospin en 2002 prévoient le passage à « 67 ans en moyenne de l’âge de la retraite au sein de l’UE » et c’est déjà le cas dans ces « modèles » que sont les Pays-Bas, la RFA, etc. ; sont également prévues, par alignement par le bas, la suppression des régimes spéciaux, la prise en compte de la pénibilité de certains travaux, etc.

                - c'est un acharnement tout particulier contre les fonctionnaires : rétablissement des « journées de carence » en cas de maladie (alors qu’elles devraient être supprimées partout : cette double peine infligée aux salariés malade est une honte !), alignement des retraites des fonctionnaires sur celles du privé (calcul des pensions sur les 25 dernières années et non sur les 6 derniers mois, c’est-à-dire alignement encore et toujours PAR LE BAS), blocage des salaires de la fonction publique pesant sur toutes les négociations salariales, renforcement du « new public management » qui rend le climat des services publics de plus en plus irrespirable ;

                - c'est la baisse des APL étudiantes, la sélection à l’entrée des facs, la montée des droits d’inscription, la déconnexion des diplômes nationaux et des conventions salariales, bref, casse de l’école et de l’université publique « à la française ». L’enseignement public deviendrait alors de plus en plus un lieu de pré-relégation sociale alors que l’école privée accueille déjà de plus en plus les enfants des couches moyennes supérieures ; et tout cela à l’abri d’un insupportable bavardage sur la « réduction des inégalités » et la « bienveillance » de l’institution à l’égard des pires comportements anti-scolaires ;

 

Le VRAI «  JUPITER » a pour nom GATTAZ !

                Et dans le même temps, table ouverte pour le grand patronat : division par deux au moins de l’impôt sur la fortune, baisse sensible de l’impôt sur les sociétés, maintien des énormes avantages (CISE, Pacte de responsabilité) aux entreprises (en clair, au patronat), gain moyen de 15 000 € par an aux 280 000 foyers les plus riches de France en termes de cadeaux fiscaux, sans parler des dizaines de milliards de l’évasion fiscale qui continueront à se promener impunément dans les paradis fiscaux que l’UE feint de combattre alors qu’elle organise elle-même, Juncker en tête, le moins-disant fiscal qui permet au CAC-40 de payer proportionnellement moins d’impôts à la France que la moindre PME ! Il faut être du dernier aveuglement, comme le sont hélas par fonction les « journalistes » des grands médias publics et privés (et pour cause, ils sont partie intégrante de l’oligarchie capitaliste ou aspirent à en faire partie) sur la SIGNIFICATION DE CLASSE GROSSIEREMENT ANTIPOPULAIRE ET PROCAPITALISTE de la politique macronienne qui s’avoue d’ailleurs crûment, à la suite de Valls, « business-friendly », c’est-à-dire en bon français pro-capitaliste. Arrachons le masque « social-libéral » de Macron, social EN PAROLES, mais néolibéral, super-maastrichtien et ultra-patronal EN PRATIQUE !

                Notons que le petit patronat aurait grand tort de soutenir cette politique par aveuglement idéologique et acharnement antisyndical : si les salaires et les revenus salariaux (retraites, indemnités chômage, remboursements maladie…) continuent de reculer, le marché des artisans, petits commerçant, agriculteurs, continuera de s’effondrer. Par ailleurs, la marche macronienne à l’ « ubérisation » vise aussi les petits patrons comme on le voit déjà dans le domaine des chauffeurs de taxi ou avec la volonté d’accroître les seuils de chiffre d’affaires de l’auto-entreprenariat, ce qui signifie à terme la mort de l’artisanat.

 

UN POUVOIR FONCIEREMENT ANTINATIONAL

                Cette casse sociale à la Thatcher s’accompagne d’une casse géante de la NATION, ce qu’hélas, continuent à ignorer nombre de dirigeants de la gauche politico-syndicale établie, et pour cause : c’est au nom de la « construction européenne » supranationale, de l’euro-austérité parrainée par Merkel au nom de la monnaie unique (c’est-à-dire de l’alignement du franc sur le Deutsche Mark, bien plus « fort »), du Traité de libre-échange transatlantique (« TAFTA ») qui va inévitablement ressurgir une fois passées les élections allemandes, qu’est organisée la casse thatchérienne géante des acquis du CNR, du Front populaire et même de 1905 (repos dominical par exemple) que Macron a reçu mission de mettre en place par Gattaz, cet ennemi juré de l’Etat nation français et ce fanatique de l’Europe des métropoles, de l’ « Union transatlantique » et des « Etats-Unis d’Europe » (cf le manifeste patronal de 2011 intitulé Besoin d’aire). C’est pourquoi Macron démolit à la fois la « République une et indivisible » issue de la Révolution française jacobine (c’est ce qu’il appelle le « pacte girondin », qui va se traduire par un écartèlement du territoire national venant en appui des baronnies régionalistes dont Gérard Collomb est le chef de file), la langue française totalement livrée au tout-anglais en tous domaines (à marché unique, langue unique), avec une américanisation forcenée de la vie politique nationale (« first lady », Discours présidentiel devant le Congrès, effacement total du Premier Ministre, suivisme aveugle derrière l’OTAN, aventurisme militaire états-unien en Corée, appui aux ingérences de la CIA en Ukraine ou au Venezuela), destruction de la défense nationale (débaptisée par Macron) au profit de l’Armée européenne intégrée à l’OTAN (= remise des clés de la force de dissuasion nucléaire française à Berlin et à Washington) qui est l’arrière-plan de l’affrontement récent entre le chef de l’Etat et l’ex-chef d’état-major des armées, etc.

                Ne parlons pas de la cérémonie de St-Etienne du Rouvray où Macron a violé la loi de séparation de l’Etat et des Eglises (« la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte ») en faisant l’éloge – moins du prêtre assassiné que de la hiérarchie ecclésiale, l’évêque du lieu se saisissant de l’occasion pour dénoncer le droit à l’IVG et les revendications sur le droit à l’euthanasie !

 

HALTE AU PSEUDO « DIALOGUE SOCIAL » PERDANT type Berger/Mailly, UNION, ACTION contre les OGM² (Ordonnances Gattaz-Macron-Merkel !).

                Dans ces conditions, honte à Mailly qui rejoint de facto la CFDT jaunâtre de Berger dans l’accompagnement de la casse sociale en présentant comme des « vraies discussions » le rideau de fumée dans lequel Macron a enveloppé la préparation des Ordonnances avec l’unique but de freiner la mobilisation estivale, de diviser le front anti-Loi Travail et de gagner du temps.

                Plus que jamais, à l’action tous ensemble et en saisissant toutes les occasions de mobilisation possibles, que ce soit le 12 septembre avec la CGT ou le 23 avec la France insoumise, et sur la base de revendications claires et nettes : on ne négocie pas les régressions, retrait des ordonnances et des contre-réformes maastrichtiennes antérieures, défense et reconstruction de l’ensemble des conquêtes du CNR et des ministres communistes de 1945-47, mise en cause radicale, non seulement de Macron-MEDEF, dont le programme est minoritaire dans le pays et dont la légitimité démocratique est plus que suspecte (56% d’abstention aux législatives !), sans oublier de mettre radicalement en cause l’UE et ses organismes d’accompagnement « social », C.E.S. en tête, et de saisir toute occasion pour encourager la renaissance du syndicalisme de classe et de masse en rejetant le « dialogue social » bidon derrière lequel se dissimulent les régressions et les pseudo-syndicalistes traîtres à la classe travailleuse.

 

Macro-fascisation en vue : Résistance !

                Il faut comprendre à temps que ce pouvoir macronien, que la gauche et l’extrême gauche établies ont mensongèrement présenté comme un « barrage antifasciste » face à Le Pen, ou comme un « moindre mal » par rapport à Fillon, sera nécessairement fascisant dans son action antipopulaire.

                On le voit déjà quand Macron essaie d’inscrire dans la loi ordinaire les pratiques liberticides de l’état d’urgence et plus encore quand il annonce que la France étant « irréformable », il va falloir lui imposer la « transformation », en clair, le programme euro-atlantico-thatchérien dont la majorité de notre peuple, classe ouvrière et jeunesse populaire en tête, ne veut pas. Le livre de Macron s’intitulait d’ailleurs « Révolution », ce qui – par antiphrase – désigne un ensemble VIOLENT de contre-réformes, voire de « contre-révolution » française (gageons qu’à l’occasion du centenaire de la Révolution d’Octobre, les attaques contre Robespierre assimilé à Lénine vont monter en puissance : Le Point a déjà donné le la cet été !).

 

                Il faut que le mouvement ouvrier et populaire s’y prépare et pour cela, que cessant d’espérer en un redressement miraculeux des appareils qui continuent de « coller » au PS (à nouveau, le PCF tend la main au PS pour les sénatoriales) et au principe délétère de la « construction européenne », les vrais communistes de ce pays s’unissent dans l’action, associent de nouveau le drapeau rouge au drapeau tricolore, se dotent à nouveau au plus tôt de ce qui leur fait défaut pour passer de la défensive perdante à la contre-offensive gagnante : un VRAI parti communiste, un PC DE COMBAT impulsant le tous ensemble des travailleurs et de la jeunesse, le Front Antifasciste, Patriotique, Pacifique et Ecologique pour sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme tout en combattant à la fois la lepénisation du pays et la macro-fascisation maastrichtienne qu’impulse le « souriant » (pour combien de temps encore ?) Thatcher en place à l’Elysée.

jeudi 31 août 2017


Le roi , va jouer la division absolue .....

et allons nous tomber dans son piège ????

 

            Il est tout sauf con, l'élève est doué et il a vite pige l'utilité pour son trône et ses amis de diviser au maximum, son objectif faire en sorte que jamais les 57% de français qui n'ont pas voté ne se retrouvent dans la rue au même Moment ....

            Il sait comme personne que l'unité du plus grand nombre et ce malgré des divergences de formes serait un danger énorme pour la poursuite de la politique menée depuis des années et celles à venir .....

            Rien ne sert de palabrer autour du sujet sur le code du travail, le roi veut le détruire, le réduire à néant, ce ne sont pas des ordonnances mais une mise à mort totale du code du travail et nous connaissons depuis des mois le contenu du programme du roi, notre code du travail est dans le couloir de la mort !!!!!


            Maintenant, il va falloir s'unir, dépasser les clivages de boutique, ce n'est pas parce que la tête d'une structure se couche que tous les autres doivent et vont Aussi participer à la sauterie .....

            Les médias vont accentuer le phénomène de division, ne vont cesser de parler de désaccord entre leaders, nous n'en avons rien à foutre de cela, nous avons toutes et tous un dénominateur commun, gagner la guerre des classes qui nous est faite par les puissants ...


            Nous allons devoir exiger une lutte à la hauteur, pousser de partout pour que la suite du 12 soit annoncée et organisée Avec en objectif un blocage de leur putain d'économie, si nous restons au niveau de manifestations validées par les préfectures et rien de plus, nous ferons un constat dramatique au final, nous sommes au rendez vous avec notre histoire, tous les moyens vont être mis en œuvre pour nous casser, nous détruire, nous diviser, nous culpabiliser, nous ringardiser, mais, nous sommes des millions en ligne de mire de leur objectif, alors nous n'avons plus le choix cette fois ci, c'est eux ou nous!!!!


            L'avenir appartient à celles et ceux qui luttent, plus que jamais cela est d'actualité alors donnons nous rendez vous le 12, mais surtout exigeons une suite avec une unité d'action la plus importante possible, il faut en finir avec des journées, avec 2000 rdv dans l'hexagone, 70 rdv dans certains départements.... il va falloir bosser pour LE mouvement qui fait tant peur à nos bourreaux .....


            Organisons au plus vite le TOUS ENSEMBLE, le 12 septembre sera le début du mouvement social le plus important dans notre pays depuis des décennies, nous devons et pouvons le faire !!!

            La peur va changer de camp, l'arrogance du système n'a que trop durée !!!!


            Si certains dirigeants de structures veulent pactiser avec nos ennemis cela ne doit en rien remettre en cause l'engagement de celles et ceux qui a la base ont comme nous soif de justice sociale.....

S'unir pour ne plus subir !!!!....


LE SEUL COMBAT QUE L'ON EST SUR DE PERDRE

EST CELUI QUE L'ON NE MÈNE JAMAIS .....

Mickael Wamen

 

Rappelons que Mickaël Wamen est le militant CGT qui a mené et mène encore la lutte des travailleurs de Goodyear

mercredi 30 août 2017


LES COMMUNISTES ET L'ECOLOGIE

Déclaration du secrétariat politique national du PRCF- Paris le 21 août 2017.

 

« Si la nature destructrice du capitalisme fait obstacle, alors luttons contre elle et forçons-la à nous obéir ; n’attendons pas le bras croisés la mort de l’humanité ! ».

Hugo Chavez, discours prononcé au Sommet de Copenhague, décembre 2009

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            Périodiquement – et c'est là chose saine et foncièrement démocratique –, les revues du PRCF, I.C. ou Etincelles sont le théâtre d’âpres (mais fraternels) débats entre des camarades qui dénoncent les tendances exterministes du capitalisme en matière d'environnement, et les camarades qui refusent ce que, à tort ou à raison, ils ressentent comme une forme d'intégrisme environnemental, voire de « boboïsme » écolo étranger à la classe ouvrière.

            Bien entendu, le PRCF doit refuser tout ce qui, chez certains écolos petit-bourgeois, vise à condamner en soi le progrès scientifique et technique, à idéaliser de manière néo-païenne une « nature » mythique antérieure à l'intervention humaine, à dénigrer l'homme en tant que « prédateur irresponsable », à faire fi des conditions de vie réelle des travailleurs, et notamment des plus exploités d’entre eux. Ces derniers ne doivent certes pas « payer la double peine » en étant à la fois atteints dans leur santé par les conditions de travail, de vie et de consommation (nourriture malsaine, transports individuels ou collectifs de basse qualité, habitat dépersonnalisant, etc.) imposés par le capitalisme et culpabilisés à propos de leur mode de consommation (prescrit par leur faible pouvoir d'achat, par leur éloignement des centres-villes, par leurs conditions de travail, par leur absence de perspectives individuelles épanouissantes...). Quand par exemple les grandes « métropoles » s'ingénient à interdire les vieilles voitures, à instituer des péages routiers (ou à augmenter sans fin le prix du stationnement, ce qui institue un cens de stationnement anti-pauvres), et que, dans le même temps, les gouvernants maastrichtiens ferment les yeux sur la croissance exponentielle du transport aérien « low coast » (car la pollution linguistique accompagne toujours la pollution atmosphérique !) ou sur celle du transport maritime de conteneurs (ce transport de marchandises vers la France pollue plus à lui seul que tous les véhicules particuliers diésel circulant sur le territoire !), le PRCF se doit de dénoncer la nature anti-prolétarienne de ces mesures, surtout quand elles sont mises en place sans aucune contrepartie (transports publics, parkings gratuits à l’entrée des villes, navettes gratuites…). Même s'il est sain que l'humanité s'interroge sérieusement sur l'équilibre entre nourritures carnées et aliments d'origine végétale, il n'est pas question non plus de culpabiliser les éleveurs alors même qu'il faudrait d'abord – ce qu'interdit de fait la « concurrence libre et non faussée » bruxelloise – procéder à un abattage local des animaux de boucherie dans des conditions tout simplement légales et cela, après les avoir élevés dans des conditions optimales, avec une nourriture saine, en plein air et avec de l’espace. Pas question non plus d'abonder unilatéralement les campagnes incessantes contre l'industrie nucléaire civile alors que la majorité des écolos en titre ferment les yeux sur l'énorme course aux armes nucléaires réenclenchée par Trump ET par Obama et alors que, là encore, le B.A.-BA du souci environnemental devrait être de rendre à la nation la maîtrise totale sur EDF-GDF (« Engie »), d'en finir avec le principe irresponsable de la sous-traitance dans l'entretien des centrales nucléaires, de faire en sorte que l'implantation des énergies renouvelables se fasse dans l'intérêt du peuple et non dans celui des fabricants privés d'éoliennes – et il faut ajouter là qu’il s’agit aussi d’en finir avec ces baisses des dotations de l’Etat aux collectivités territoriales car, souvent, celles-ci n’acceptent de couvrir leur territoire d’éoliennes (qui polluent les paysages) que pour faire entrer un peu d’argent dans les caisses communales de façon à pourvoir aux investissements indispensables (mais qu’adviendra-t-il des tonnes de béton qui ont remplacé la terre, des mats et des pales quand ils seront en bout de course?). Etc.

            Pour autant, ne perdons pas de vue la ligne générale, stratégique, de notre action fondamentalement communiste et anti-exterministe pour l’environnement. S’il est vrai que l'impérialisme-capitalisme moderne est un exterminisme, c'est-à-dire que le maintien du capitalisme, devenu depuis longtemps antinomique des besoins de l'humanité en matière de développement harmonieux, mène à la destruction de l'humain et de son environnement, s’il est exact que « le capitalisme n'engendre la richesse qu'en épuisant ses deux sources, la Terre et le travailleur » (Marx), alors nous, militants franchement communistes, devons être les premiers à porter une grande campagne de classe contre l'irresponsabilité écologique d'un mode de production et de consommation, le capitalisme, qui détruit l’environnement aussi sûrement qu'il enfante sans cesse la fascisation politique et la marche aux guerres mondiales sans limites. Comme l’avait ironiquement signalé Hugo Chavez, « si le climat était une banque, ils (les grands Etats impérialistes) l’auraient déjà sauvé »… C'est pourquoi les camarades qui nous alertent sur les menaces du capitalisme en matière environnementale doivent être encouragés sur le fond, même si naturellement, il peut aussi y avoir des critiques ou des réserves sur tel ou tel aspect de leur réflexion. Le PRCF est favorable à un Front Antifasciste, Patriotique, Pacifique, Populaire et ECOLOGIQUE, et le « E » final de notre « FR.APPE ! » n'est certainement pas un e muet !

            Concrètement, cela signifie que, tout en discutant à fond sur les mesures que le capitalisme et ses institutions proposent en permanence – non pour réguler la crise environnementale explosive qu'ils provoquent, mais pour la gérer au profit du système qu’ils nous imposent comme à tous les peuples du monde –, il faut sans cesse réfuter l'idée du « capitalisme vert ». Fidel Castro, qui fut un pionnier « rouge » de l'écologie humaniste n'a cessé d'y insister, c'est contre le capitalisme et l'impérialisme qu'il faudra sauver l'environnement, non avec eux et par eux. Et comme l’avait dit Chavez à Copenhague en paraphrasant Bolivar, « si la nature destructrice du capitalisme fait obstacle, alors luttons contre elle et forçons-la à nous obéir ; n’attendons pas le bras croisés la mort de l’humanité ! ».
            Mais outre cet aspect de principe, rien n'interdit au PRCF et à ses organisations locales de mettre en place une campagne de terrain pour le transport en commun ferroviaire, que Macron et Cie s'efforcent de casser au profit du transport routier avec le double objectif de déstabiliser la résistance cheminote et de développer encore et encore le camionnage « low coast », frère de lait du camionnage international qui accompagne la casse du « produire en France » et la montée en puissance de la production « à flux tendus » totalement dérégulée. Avec les usagers de la SNCF, avec les cheminots, il y a du grain à moudre pour sauver la SNCF, redévelopper la RATP, associer les travailleurs de l'Equipement qui s'occupent de sécuriser les routes et de développer les trams, etc., et faire le lien entre les luttes sociales et les luttes environnementales. Et bien sûr il ne faut rien lâcher de notre volonté de ré-industrialisation du pays (et de tous les pays car chacun doit produire – industrie ou agriculture, d’ailleurs – ce qu’il peut produire chez lui, pour commercer de façon mutuellement avantageuse avec les autres) car toutes ces délocalisations capitalistes contribuent à la misère des uns comme des autres et aux diverses pollutions dénoncées à juste titre par beaucoup. Il faut aussi dénoncer plus fortement l’UE et sa politique agricole entièrement au service des monopoles de l’agro-alimentaire. Car cette politique, qui conduit régulièrement à des scandales alimentaires et à la ruine de très nombreux petits paysans et artisans pêcheurs, est à la fois nocive pour les petits et moyens producteurs, pour les salariés, pour la santé publique et pour l’environnement.